Ces expressions humaines à mon sujet...

Publié le 3 avril 2026 à 13:20

Franchement, vous les humains, vous avez une drôle d’habitude : vous passez votre temps à parler de moi… sans jamais me demander mon avis.

Je suis partout dans votre langue. Absolument partout.

«Donner sa langue au chat»… sérieusement?

Alors déjà, commençons par ça.

Tu ne sais pas répondre à une devinette… et hop, tu me donnes ta langue ?

Mais qu’est-ce que je suis censé en faire, moi ? Une collection ? Un buffet ?
Franchement, garde-la. Ça m’arrange.

«Il n’y a pas un chat»

Ah oui, celle-là aussi.

Dès qu’il n’y a personne, tu dis qu’il n’y a pas un chat.
Donc en gros, je suis ton unité de mesure de la vie sociale ?

C’est flatteur… mais un peu réducteur.

«Appeler un chat un chat»

Enfin une expression qui me plaît.

Dire les choses franchement, sans détour. Voilà qui est digne de moi. Parce que moi, contrairement à toi, je ne tourne pas autour du pot.

Je veux manger ? Je miaule.
Je veux sortir ? Je miaule.
Je veux sortir… puis rentrer 3 secondes après ? Je miaule encore.

Clair. Net. Efficace.

«Quand le chat n’est pas là, les souris dansent»

Alors là… parlons-en. Tu crois vraiment que je ne sais pas ce qui se passe quand je ne suis pas là ? Spoiler : je sais tout.

Je te vois.
Je vous vois, les souris.

Et crois-moi, je reviendrai.

«Faire une toilette de chat»

Alors ça, c’est carrément insultant. Tu veux dire vite fait, mal fait ?
Excuse-moi, mais moi je passe des heures à être impeccable.

Si tu faisais comme moi, tu serais probablement beaucoup plus présentable.

«Avoir d’autres chats à fouetter»

Pardon ? Déjà, personne ne fouette personne, merci bien.
Ensuite, si tu as mieux à faire, dis-le simplement.

Pas besoin de m’impliquer dans tes histoires douteuses.

«Retomber sur ses pattes»

Ah, enfin quelque chose de vrai. Oui, ça c’est moi. Élégant, précis, toujours sur mes pattes.

Toi, tu appelles ça de la chance. Moi, j’appelle ça du talent.

«Avoir un chat dans la gorge»

Encore une fois, je suis mêlé à une situation bizarre.

Tu es enroué… et c’est moi le problème ? Je n’étais même pas là, je te signale.

«La nuit, tous les chats sont gris»

Celle-là est presque poétique. Et plutôt juste, d’ailleurs.
La nuit, tout devient plus flou… sauf moi.

Moi, je vois très bien. Toujours.

Conclusion: tu parles de moi… mais me comprends-tu vraiment?

Tu vois, le problème, ce n’est pas que tu utilises mon nom partout. Le problème, c’est que tu crois me connaître.

Mais moi, je suis :

  • indépendant

  • mystérieux

  • élégant

  • et un peu supérieur (soyons honnêtes)

Alors la prochaine fois que tu utilises une expression avec "chat”…
pense à moi.

Ou mieux : demande-moi directement. Je te répondrai. Enfin… si j’en ai envie.